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Happyjoy Family
Générique
type « sauvé par le gong » de 10 sec, on voit la
famille happyjoy dans ses plaisirs de tous les jours, personnages par
personnages, puis la famille rassemblée dans le jardin de leur joli
petit pavillon de banlieue avec le chien sans arrière-train.
Démarrage
très typique de série américaine année 90 : intro
guitare électrique, cadrage depuis le fond de la classe, la sonnerie,
tout les élèves partent. Une fille blonde reste, c’est
notre héroïne, la fille de la famille Happyjoy. Jupette et pull
à col large elle attrape par la main un garçon aux larges
épaules recouvertes du manteau de l’équipe de football de
l’école, elle l’emméne silencieusement à
travers l’école jusqu’aux toilettes les plus proches
où elle se fait mettre sauvagement par son camarade de classe.
Toute dans la série
se passe par cris, onomatopées, pour souligner le côté
« animal stupide » de chacun des personnages.
C’est une
série faite par un assemblage de vidéos réelles, de
séquences d’animations et de diaporamas.
Ils se quittent avec des regards d’amants transis, sans
se dire un mot. Dés qu’ils sont quittés de vue, ils
s’appellent par téléphone mobiles.
On
voit la jeune fille dans le train dans une position ridicule et qui donne un
flux de paroles incroyable. Le paysage défile à la fenêtre
(j’ai fait des petites vidéos depuis le train, centre ville,
ville, banlieue proche, grande banlieue, campagne. Avec un camarade de ma
classe nous allons faire la musique en rapport : percussions
syncopées -centre ville- puis pianos abstrait-ville-, guitares désaccordées
–banlieue proche- puis des instruments à vent -campagne- ) et la
musique est en fait une réponse musicale au paysage, la performance
vocale de la jeune fille sera également mise en phase avec les paysages.
La
fille arrive chez elle, toujours le téléphone collé
à l’oreille, là gag du téléphone qui reste
collé à l’oreille quand elle met son ticket, elle arrive
chez elle, prend une douche en téléphonant évidemment.
Dans l’ascenseur de
son immeuble, il craque, il se pend.
Le petit gars : 1m37,
40kg assez bon en multiplications pour un petit gars de 11 ans est le fils de
la famille happyjoy, il rentre chez lui avec son cartable et sa flûte
à bec à la bouche. Dans l’ascenseur, il voit son
père pendu, il n’est pas tellement étonné, il s’intéresse
plutôt au contenu de la mallette de son père qui pend à son
bras, béante et attachée par une menotte.
Il saisit le trip « game
boy » et gobe à sec. Départ immédiat dans le
trip, les yeux grands ouverts il part en sprintant dans rue
déguisé en « Ready Boy », il arrive
à central saint martin dont il force l’entrée. Puis il
visite comme un dingue l’école (cette vidéo est déjà
prête à être monté). Il rentre chez lui comme un
dingue. Mange son goûter comme un dingue, en zappant la
télé comme un dingue.
La mère rentre
fourbue du travail de merde qu’elle fait chaque jour, elle est trop aigrie
quand elle pense qu’elle va devoir faire à manger pour tous ces
cons. Mais bon, c’est une bonne mère et elle le fait avec le
sourire, pleine de bonne volonté qu’elle a en elle. « Just
do it » qu’elle se dit. Quand elle arrive à son petit pavillon
de banlieue, elle voit son mari pendu dans l’ascenseur, sa fille encore
dans la douche au téléphone, son fils trippé qui zappe si
vite que les touches de la télécommande fument. Elle n’en
peut plus elle s’enfuit de chez elle en criant, elle va au bar qui est le
pavillon voisin.
Elle se boit 2 bouteilles
whisky, 3 bouteilles de vodka puis 4 bouteilles de gin et pars en courant sans payer
dans un état lamentable. Sa vision de la ville devient complètement
abstraite, elle ne voit plus que des formes, des lignes, des couleurs, c’est
ainsi qu’elle visite Londres et ses plus beaux monuments, et des rues
toutes banales.
Elle est ramenée
chez elle par la police qui la tabasse un petit peu pour la réveiller
alors qu’elle s’étais endormie tranquillement dans le caniveau.
De retour chez elle dispute mollement chacun des membres de sa famille puis s’endort
dans l’ascenseur.
Toute la famille Happyjoy
est réunie dans l’ascenseur : le père pendu se tait. La
mère allongée par terre raconte sa vie et ses regrets. La fille en
peignoir parle au téléphone en s’enroulant ses boucles de
cheveux autour de doigts. Le fils appuie sur les boutons de l’ascenseur alternativement
sur 0 et 20 ce qui a comme effet de faire monter et descendre l’ascenseur,
le paysage derrière défile (j’ai fabriqué un bâtiment
à partir de 5o photos de bâtiments, chaque étage ou tranche
provient d’un building différent) . C’est pathétique
et répétitif, voilà.
Chaque épisode dure
environ 1 minute 30 secondes (avec à chaque fois un
générique de 10 secondes + 3 secondes avec le titre de l’épisode).